Inauguration de « La Locomotive »

Samedi 13 septembre, La Locomotive a été inaugurée.

Le programme : de 11H à 11H45, inauguration officielle avec la participation de Philippe Richert, président de la Région Alsace, et Guy-Dominique Kennel, président du Conseil Général, et d’élus locaux. A 11H45, inauguration du « Quai de la Päix et de la Réconciliation » aménagé dans le prolongement du bâtiment, et à partir de 12H30, le public a eut la possibilité de se restaurer à grand renfort de sandwiches, merguez et saucisses. Puis dès 13H, visite guidée et commentée de la nouvelle médiathèque. Quatre auteurs locaux connus nationalement et internationalement  Agnès LEDIG, Philippe MATTER, Denis LEYPOLD et Christophe FELDER ont dédicacé leurs ouvrages.

Le « clou » de l’après-midi a été la présence à la médiathèque de Mehdi El GLAOUI, l’enfant star de « Belle et Sébastien » dans les années 1965, qui lui aussi a dédicacé son dernier livre « La belle histoire de Sébastien ».

Toujours à la médiathèque, exposition philatélique sur le train.

En complément, des animations théâtrales et musicales ont été assurées par la jeune troupe des « Agit’acteurs » de Wisches-Hersbach et les groupes « SouldWinds » et « The pocket Orchestra ».

A noter enfin, le défilé d’une quarantaine de « Bugatti », beautés d’avant et d’après guerre, qui à l’occasion d’une manifestation anniversaire se déroulant à Molsheim font une visite à Wisches.

Le sous-préfet en forêt de Wisches

Après une tournée en forêt domaniale du Donon le matin, Monsieur le Sous-Préfet de l’arrondissement de Molshein, Monsieur Saadallah, s’est rendu ce jeudi après-midi en forêt communale de Wisches guidé par l’Office National des Forêt, à savoir Béatrice Longechal (Directrice de l’agence de Schirmeck), Francis Meister et Sébastien Loux (respectivement responsable de l’unité territoriale de la Haute Bruche et Technicien forestier en charge de la gestion de la forêt communale de Wisches) .

Le thème abordé lors de cette journée a été l’équilibre sylvo-cynégétique.

Avec ses 1 514 hectares, la forêt communale de Wisches est la plus grande forêt communale de la vallée de la Bruche mais également une des plus touchée par le problème du déséquilibre sylvo-cynégétique.

André Schaeffer et Alain Huber (tous deux adjoints au maire de Wisches) ont pu souligner leur implication dans la gestion de cette forêt, notamment l’investissement important (110 000€ de travaux engagés en 2014) et constant depuis la tempête de 1999 (forêt très touchée par la tempête puisque 6,5 années de récolte y sont tombées, suivi par une récolte massive de scolytes entre 2003 et 2006, soit près 300 ha détruits). Les peuplements se sont donc fortement ouverts.

« La forêt est en premier lieu un patrimoine qu’il faut léguer aux générations futures » cite André Schaeffer. « Le fort investissement engagé aujourd’hui (ex : élagage) ne verra son résultat que dans plusieurs décennies ».

Sébastien Loux a rappelé que les enjeux de cette forêt sont multiples : économiques (production de bois), accueil du public (de nombreux sentiers du club vosgiens sillonnent la forêt ainsi que le sentier des sculptures et le sentier mémoriel des stèles), environnementaux (zones humides, érablaies d’éboulis, 340ha en Zone de Protection Spéciale pour le grand tétras, …) et paysagers (sommet du Petit Donon ou du Kohlberg) ; mais que, cependant, la problématique de renouvellement du sapin reste toujours d’actualité.

En effet, cette essence représentait, en 1972, 61% de la surface. Actuellement, il n’y en a plus que 26% essentiellement dans les bois d’age mûr. Seul 4% de la surface de la forêt comportent des semis de sapin. Le renouvellement de cette essence dite «objectif » n’est possible qu’avec des protections contre le gibier compte tenu du déséquilibre faune – flore très accentué.

Le premier arrêt s’est effectué en parcelles 2 et 3.

2 100 plants de douglas ont été plantés sur une partie de la trouée en 2010 et là, une nouvelle fois le constat d’échec au bout de 2 années était à nouveau présent. En 2011, la commune de Wisches a alors décidé d’engager les grands moyens et de clôturer cette plantation sur 1 hectare.

Bien que très coûteux (4 700€ la pose, suivie d’entretiens réguliers et du démontage par la suite), ce moyen de protection s’avère plutôt efficace et le Sous-Préfet a été stupéfait en comparant la végétation à l’intérieur et à l’extérieur de la clôture avec une biodiversité naturelle excellente à l’intérieur de celle-ci (seules 2 à 3 essences sont présentes à l’extérieur de la clôture, contre 12 à l’intérieur).

La trouée de la parcelle 2 présentant un roncier important a, quant à elle, été abandonnée au gibier, présentant un gagnage apétant pour chevreuils et cerfs (pour infos, en 2013, près de 25 gagnages cynégétiques ont été recensés sur la forêt)

Le second arrêt s’est effectué sur un poste d’agrainage pour sangliers et cervidés en parcelle 50. Là encore, le Sous-Préfet a été surpris de constater l’ampleur des dégâts que pouvait présenter les sangliers sur l’érosion du sol aux abords de cet endroit, aussi l’ensemble de la régénération naturelle d’épicéa à proximité est régulièrement abroutie. L’effet de surprise s’accentue en sachant que le site se situe en zone de protection spéciale (ZPS) en faveur du grand tétras. La zone a également été abandonnée au gibier lors de la révision d’aménagement en 2014 sur 1 hectare.

Le troisième arrêt s’est effectué en parcelle 36, parcelle classée en régénération depuis 1994 (parcelle faisant partie d’un bloc de 91 hectares classés en régénération depuis plus de 20 ans)

Francis Meister a présenté le vieux peuplement de hêtre en mélange avec du sapin qui devient très clair et dépérissant. Les récoltes sont stoppées afin de maintenir un minimum d’ambiance forestière dans l’espoir d’une régénération naturelle de hêtre, sapin et épicéa. L’ensemble des semis de sapin présents sont abroutis par les cervidés, y compris le hêtre et l’épicéa.

André Schaeffer a confirmé la volonté de la commune de poursuivre son investissement, éventuellement dans l’engrillagement de plusieurs placeaux de 2 à 3 ha dans cette vieille futaie. Il a aussi insisté sur le fait que le dialogue devait être entretenu et accentué avec les chasseurs, surtout lorsqu’ils ont réalisé les minimas des plans de chasse et s’ils s’engagent pour atteindre l’équilibre forêt-gibier. La fin des baux de chasse en 2015 sera l’occasion de mettre tous ces problèmes sur la table avant de conclure les nouveaux baux qui nous engagent jusqu’en 2023

Béatrice Longechal a eu l’occasion de présenter la plaquette éditée par la filière bois (Fibois) sur l’évaluation du coût du déséquilibre forêt-gibier. En effet, même si l’épicéa s’installe à de nombreux endroits, le risque d’écorçage à l’avenir reste d’actualité et la bille de pied ne sera donc pas commercialisable en scierie …

Plaquette consultable sur :

www.fibois-alsace.com, rubrique Téléchargements,Publications, Forêt-Récolte


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Les Voeux 2014

De nombreux élus étaient également venus, en amis, en voisins, voire les deux ensemble.
Noblesse oblige, c’est le jeune Sébastien Ferry, fils du maire, qui joua l’ouverture. Après avoir salué et présenté ses vœux à l’assistance, il a dévoilé succinctement le programme de la soirée. À la fin de son propos, il a souhaité que les prises de paroles des divers intervenants soient brèves car, comme il l’a souligné avec humour, « dans le mot discours, il y a court… ».
Politique et élus passés à la moulinette
Autre innovation, c’est la jeune troupe des « Ajit’acteurs » de Pierre Scheidecker, directeur de la troupe, qui a donné son point de vue sur la vie politique actuelle, nationale ou locale.
En quatre sketches, courts et bien balancés, ils ont mis en opposition la force d’un petit papillon à la fragilité d’un rond-point supposé renforcer la sécurité routière. Ils ont abordé aussi le sujet de la future piscine intercommunale, laquelle, dans l’hypothèse où elle se construirait, obligerait les contribuables à se baigner nus… ou en string.Enfin, d’un ton badin, la politique, les élus et les employés municipaux ont été passés à la moulinette.
Réengagement pour 2014
Après avoir salué, remercié et présenté ses vœux de bonheur et de prospérité à toute l’assistance, Alain Ferry a fait le bilan de l’année écoulée. Le maire a cité quelques-unes des réalisations de 2013, telles la fin des travaux d’agrandissement de la mairie, la mise en œuvre du chantier de la nouvelle médiathèque « La Locomotive », dans l’ancienne gare de Wisches, la réfection d’une tranche du réseau d’eau potable, chantiers subventionnés par le Département et la Région.
Il a tenu à saluer aussi le courage et l’engagement des acteurs économiques, sociaux et associatifs qui travaillent, tout au long de l’année, au bien collectif.
En confirmant son engagement pour 2014, il a affirmé garder intacte sa passion pour Wisches-Hersbach. « Je sais ce que je dois à ma commune et à mes concitoyens qui, depuis mon entrée en politique, voilà 25 ans, m’ont toujours fait confiance, m’ont soutenu dans mes choix et épaulé dans mes actions ». Pour conclure son propos, il a mis l’accent sur l’Europe et la réconciliation entre les peuples, en déclarant que « la réconciliation, cela commence par savoir se réconcilier avec son voisin, tout simplement ». (Nicole Huber / 26.01.2014)

Inauguration de la mairie

 

Après une bonne année de travaux, la « nouvelle » mairie de Wisches a été inaugurée ce dernier samedi, par le sous-préfet Mohamed Saadallah en présence de nombreux invités.
Nouvelle mairie parce que totalement différente avec des volumes intérieurs réaménagés, et des extensions, dont une très belle salle du conseil que l’on croirait construite autour de l’exceptionnelle table qui accueillera dorénavant les élus pour leurs réunions. Des dégagements spacieux, une décoration « zen » et une galerie de portraits qui rappelle aux wischois les maires qui se sont succédés ici.
Dès avant 10H30, le public a commencé à s’approprier les lieux, en partant spontanément à la découverte des locaux. Et puis, les couloirs se remplissant vraiment, il était temps de passer à la partie protocolaire de l’inauguration. C’est donc dans une joyeuse bousculade que le ruban fut coupé et débité avec dextérité par le représentant de l’Etat. Une sculpture, lauréate du concours organisé lors de la dernière édition « De L’Art et du Cochon » est ensuite dévoilée et présentée au public par Nicole Huber, la municipalité continuant sa démarche d’enrichissement des lieux publics par des oeuvres aux inspirations très diverses.
C’est la nouvelle salle du Conseil qui reçoit tous les invités à l’heure des discours. Alain Ferry, rappelle la genèse de cette réalisation, qu’il avoue ne pas avoir souhaitée à l’origine. Se qualifiant de « très économe », et même plus. Mais c’était sans compter sur la persévérance d’André Schaeffer et des autres élus … qui ont fini par convaincre le récalcitrant. Quelques années plus tard, Alain Ferry est fier de la réalisation, aujourd’hui la bienvenue, lui qui aimait dire qu’une nouvelle mairie ne se ferait que pour son successeur !
C’est un homme heureux qui évoque les grands anciens, et qui se félicite de pouvoir aujourd’hui se consacrer entièrement à sa commune. Qui loue l’architecte pour la réussite de l’intégration de l’extension au bâtiment ancien qui garde toutes ses caractéristiques, tout en répondant aux critères d’accessibilité aux handicaps. Qui enfin, présente avec gourmandise l’ouvrage collectif retraçant les huit cents ans de l’histoire de Wisches-Hersbach, coordonné par Claude Keiflin, depuis longtemps fidèle du maître de maison.
Bien sûr, il y eut d’autres discours. Celui de Frédéric Bierry, qui en compagnie de Michèle Paget se souvient avec une certaine émotion des temps héroïques pendants lesquels ils exerçaient, dans des conditions très spartiates, leur fonction d’attaché parlementaire et de secrétaire du jeune député d’alors. Puis Marie-Reine Fischer pour la Région, et Laurent Furst le suppléant que le député Alain Ferry souhaitait voir éclore.
Pour conclure, Mohamed Saadallah rappelle que la Mairie est un lieu hautement symbolique, intimement lié à la vie quotidienne des citoyens, finissant par un hommage aux élus locaux : « qui sont les hussards de la République, le premier recours et le dernier rempart » (A.Grisé)