Association forestière de la vallée de la Bruche

 

La vallée de la Bruche fait partie des plus beaux massifs forestier résineux vosgien. La foret publique représente environ 75% de la surface boisée, les 25% restants soit 5400 hectares sont privés et partagés entre 6000 propriétaires.

Cette foret privée souffre de lourds handicaps, important morcellement, abandon lié au manque d’intérêt, à l’éloignement ou à la disparition des propriétaires, coupes rases non suivies de reboisement, etc.

Face à ce constat douze propriétaires forestiers locaux, soucieux de l’avenir tant économique que social ou paysager de la vallée, se sont réunis sous l’égide de « Forestiers d’Alsace », pour relever ce défi en créant l’ASSOCIATION FORESTIERE DE LA VALLEE DE LA BRUCHE.

L’objectif de l’association est d’être un lieu de rencontres, de formation d’échanges, de conseils, mais aussi d’amitié, où les propriétaires, quelle que soit la taille de leur propriété, pourront en plus trouver un appui technique grâce à la mise à disposition d’un technicien par la chambre d’Agriculture de la région Alsace. Tous les propriétaires forestiers de Saâles à Mutzig sont les bienvenus.

Le siège de l’Association se situe, Maison de la Vallée,     114 Grand’Rue 67130 Schirmeck, où une permanence d’accueil est tenue tous les mercredis matin de 9 à 12 heures. Pour plus de renseignements, devenir adhérent, et espérons le, parler de vos parcelles, vous pouvez contacter notre technicien Thibault Letondal soit en passant à la permanence ou par téléphone :

Mob 06 71 91 09 41, fixe 03 89 20 97 26.

Bienvenue en forêt.   

Les élus, les chasseurs et les représentants de l’ONF réunis pour la sortie forêt

 

Samedi 26 septembre à 9 heures, rassemblement devant la mairie pour la traditionnelle sortie forêt du conseil municipal. De nombreux élus étaient présents pour cette sortie toujours très instructive.

L’ONF, représenté par Sébastien Loux, responsable de la forêt de Wisches, Francis Meister, responsable de l’unité territoriale Haute-Bruche et Marc Bacher successeur de Monsieur Meister qui fera valoir ses droits à la retraite très prochainement, a concocté le programme de cette visite. Les chasseurs dont certains sont de nouveaux adjudicataires depuis cette année, étaient eux aussi très bien représentés.

Premier arrêt pour une présentation de Sébastien Loux afin de faire un premier bilan de l’année 2015

Concernant le programme travaux et investissements, Monsieur Meister a rappelé que le conseil municipal avait décidé de réduire le budget compte tenu des baisses de dotations de l’état. Il a souligné que la commune de Wisches a toujours consenti des efforts importants pour l’investissement dans sa forêt et que, malgré la baisse décidée en début d’année, la part d’investissement reste parmi les plus élevées de la région.

Arrêt ensuite pour observer le résultat obtenu dans une parcelle protégée par une clôture, avec un constat édifiant entre ce qui pousse à l’intérieur de la partie clôturée et son environnement immédiat.

Pour confirmer une orientation décidée l’année dernière, le groupe s’est ensuite rendu sur un versant Nord de notre forêt où vient d’être réalisé une clôture qui permettra la plantation de sapin pectinée (sapin noir). Il est bon de rappeler que cette essence est en forte régression, a une préférence pour les zones exposées au Nord et que les cervidés en sont particulièrement friands. Durant ces deux visites un débat passionné sur l’équilibre forêt gibier s’est instauré dans le groupe. Les échanges très intéressants se sont soldés par une conclusion de la part du maire, Alain Ferry, qui rappela qu’il fallait des recettes forestières et que les chasseurs étaient indispensables pour réguler les populations de gibier. La difficulté est de trouver le bon équilibre. La municipalité libère des surfaces qui seront réservées au gibier, en contrepartie elle souhaite qu’il y ait moins de dégâts de gibier et que les coûts de protection puissent être diminués.

Dernier point d’intérêt, un arrêt dans le massif du petit Donon pour observer un îlot de sénescence où se trouvent de très vieux arbres qui ne sont pas exploitables économiquement à cause de leur mauvaise qualité (grosses branches, pourritures, mitraille), parce qu’ils sont situés dans un secteur où le travail du bûcheron est pratiquement impossible mais également parce qu’ils ont un fort intérêt écologique et une croissance faible sur sol pauvre, en altitude. On les laisse mourir sur pied et la biodiversité peut donc se développer dans cette zone constituant ainsi une forêt subnaturelle.

Cette visite s’est terminée autour d’un barbecue et un excellent moment de convivialité durant lequel les échanges se sont poursuivis dans la bonne humeur.