Osterputz

Une quarantaine de volontaires du conseil municipal, d’associations, de particuliers et de quelques employés municipaux, se sont attaquées, samedi dernier, au nettoyage de printemps.

L’Osterputz est une tradition en Alsace, depuis très longtemps. Depuis que certains ignorent la réglementation et méprisent à la fois leur environnement et les citoyens respectueux de celui-ci. Incontournable, aussi, parce que la quantité de détritus ne se réduit guère, malgré les nombreux messages et campagnes de sensibilisation. Et malgré les collectes en porte-à-porte organisées par le Select’om et les possibilités de déposer, gratuitement, vingt-quatre fois par an, ses encombrants en déchetteries. Ainsi, en un peu plus de trois heures, les bénévoles ont collecté plusieurs tonnes de pneumatiques, ferraille, plastiques, verre, papiers gras, cartons, etc., abandonnés çà et là dans la nature, ceux-ci n’étant que la partie visible de l’iceberg.

Le lapin de Pâques

Il est une tradition en Alsace, et à Wisches en particulier, qui veut que le lapin de Pâques vienne déposer des oeufs un peu partout (dans un parc de préférence) pour que les enfants de la commune aient le plaisir de les chercher. Les photos suivantes montrent que la tradition n’est pas une légende, et que à Wisches nombreux sont ceux qui ont vu le lapin et qui peuvent en témoigner !

Nettoyage de Printemps

Le nettoyage de Printemps aura lieu cette année le samedi 14 avril prochain. Comme d’habitude, rendez-vous à 8 heures 30 devant les ateliers municipaux.

Pour votre sécurité, munissez-vous d’un gilet fluo et de bonnes chaussures. Les sacs et les gants seront fournis.

Et comme chaque année, les participants pourront partager un apéritif bien mérité !

Merci à tous pour votre participation.

Venez Nombreux !

Les Voeux intercommunaux

Ils lui ont tous fait les yeux doux, à cette belle aux mirettes couleur forêt profonde, vendredi soir, à Saulxures. La vallée a été caressée dans le sens de ses aiguilles de sapin, mais également mise en avant pour son dynamisme, ses projets et sa vision pragmatique de l’avenir. Teinté de propos légers, et voix de velours, pour le président de la communauté de communes de la vallée de la Bruche, Pierre Grandadam. Qui a choisi, en ce début 2018, face aux quelque 160 personnes réunies dans la maison des loisirs saulxuroise, de « vous parler d’elle, séduisante, attirante, attachante, belle ». Murmure dans la salle. Quelle est donc cette muse qu’évoque là l’élu pienneré (de Plaine, en patois local, ndr) ?

Pierre Grandadam l’avoue, c’est bien « de la vallée de la Bruche, bien sûr » dont il était question, dans son introduction. Un territoire qui, malgré l’image que certains lui donnent à tort, a des projets, dans divers domaines. Certains sont fragiles, localement, comme l’a souligné le président de l’intercommunalité : « Pour créer un emploi à Saulxures, il faut certainement une autre stratégie et d’autres moyens que ceux mobilisés à Molsheim pour la même finalité […] Rien ne sert de se plaindre et de pleurer que nous sommes pauvres, abandonnés ou sous-équipés. Cela n’intéresse personne. Bien au contraire, il faut montrer que nous pouvons être innovants, créatifs, dynamiques, dans un cadre naturel préservé, desservi par le train et par la fibre optique […] D’autres territoires nous demandent d’expliquer notre démarche. C’est bon signe : ils veulent nous copier ! ».

Pierre Grandadam a distillé quelques petites annonces pour 2018, notamment le recrutement d’un animateur jeunesse par la communauté de communes, et d’un autre spécialisé dans les zones naturelles classées Natura 2000.

Le président de la communauté de communes a rappelé aussi que, toute belle qu’elle était, la vallée avait tout autant besoin de partenaires pour s’épanouir, à toutes les échelles. L’Europe, tout d’abord, avec le Mémorial Alsace-Moselle de Schirmeck, qui « permet de porter un formidable message ». En parallèle, l’État « vient d’acquérir l’ancienne auberge du Struthof. Cela nous permet de participer à un formidable projet qui nous interpelle sur la complexité des humains. Comment peut-on être en même temps un officier distingué et une personne capable des pires cruautés ? ».

Pierre Grandadam a salué le parlementaire de l’étape, Laurent Furst, qui a entamé son marathon des séances de vœux, dans sa circonscription. « Laurent Furst est devenu député à plein-temps. Je n’ai pas encore remarqué beaucoup de différence. Mais il nous apporte une bonne nouvelle : le gouvernement lui a retiré la commission des Terres australes, pour la confier à Jean-Luc Mélenchon. Celui-ci pourra se rafraîchir les idées en Antarctique ».

Pierre Grandadam n’a pas oublié la Région, avec « l’enveloppe de 14 millions d’euros et une avance sur la participation de l’État » pour la rénovation de la ligne ferrée Rothau/Saint-Dié-des-Vosges.

Pour ce qui est du Département Bas-Rhin, le président de la communauté de communes bruchoise a dit espérer que, en 2018, un accord financier serait trouvé « pour rénover la salle de sport de Schirmeck et le VVF de Plaine ».

Parmi les dossiers qui attendent la vallée, en cette nouvelle année et celles qui vont suivre, le premier élu intercommunal a cité quelques sigles : « SCOT, Gemapi, PETR (Schéma de cohérence territoriale, Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations, Pôle d’équilibre territorial et rural). Nous aurons à trouver de nouvelles solidarités avec les communautés de communes voisines. Mais je suis confiant. Nos voisins veulent, comme nous, installer une collaboration sincère et fructueuse. Il suffit d’en avoir envie. Ça sonne comme une note du pasteur Oberlin. En 2018, qu’on nous donne l’envie, l’envie d’avoir envie, qu’on rallume nos vies ! », a conclu Pierre Grandadam. Lançant, tout au long de son propos, quelques clins d’œil à un artiste, star nationale disparue début décembre.

DNA/07.01.2018/JS.Arnold